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Les perturbateurs endocriniens (PE) sont connus depuis le siècle dernier. Ils ont d’abord été révélés par des perturbations environnementales imputées au bisphénol A des plastiques ou au DDT.
Chez l’homme, les effets délétères ont été mis en évidence plus tardivement : affaire du distilbène, baisse de la fertilité et anomalies des organes génitaux chez les populations exposées aux produits phytopharmaceutiques, conséquences de l’exposition aux dioxines à Seveso.
Les PE sont persistants dans l’environnement. Il y a une bioaccumulation dans l’organisme et une bioamplification dans la chaîne alimentaire. Les perturbations concernent les glandes hormonales et l’ensemble des sites récepteurs des hormones. En l’absence de tests fiables et de définition en cosmétologie, les PE sont soumis aux mêmes règles d’utilisation et d’étiquetage que les autres ingrédients. La notion de PE implique d’envisager la sécurité des produits non seulement pour l’homme mais aussi pour l’environnement.

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Une technique utilisée en prévention du vieillissement cutané devra répondre aux exigences suivantes : efficacité réelle sur les stigmates du vieillissement cutané épidermique, dermique, voire hypodermique. Elle doit être facilement reproductible, avec des suites très simples. Elle doit aussi être facilement répétée sur le plan technique et la moins onéreuse possible. La prise de risque doit être nulle, à court comme à long terme, et ce quel que soit le nombre de séances effectuées.
À partir de ce constat, on peut estimer que les techniques de radiofréquences et les ultrasons microfocalisés (EBD, Energy-Based Devices) sont particulièrement intéressants dans cette indication de prévention. Mais ces deux techniques ne sont pas réellement efficaces sur les signes épidermiques du vieillissement cutané.
On peut ainsi considérer qu’une prévention peut exister avec les lasers (en complément, bien sûr, des peelings et des cosmétiques) en proposant l’association raisonnable de séances de radiofréquences hyperactives et d’ultrasons microfocalisés pour l’ovale du visage, combinée en alternance, de temps en temps, avec des lasers abrasifs.

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Au mieux réalisée par le praticien lui-même, l’échographie cutanée (EC) est un examen rapide et non invasif pour prolonger l’examen clinique en explorant la peau dans son épaisseur. Elle permet d’éviter les biopsies dans certaines situations, voire de mesurer des paramètres in vivo inaccessibles autrement. L’échographie cutanée haute résolution (ECHR) est la technique de choix pour explorer le derme.
Après quelques considérations d’ordre général, nous détaillerons les situations cliniques ou l’EC cutanée est la plus pertinente.

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Actuellement, la prise en charge du vieillissement du visage privilégie l’utilisation de techniques combinées, cosmétologiques, physiques, injectables et chirurgicales, visant à atteindre les différents plans anatomiques concernés, de l’os à la peau. Mais depuis peu, sur la base de l’expérience clinique corroborée par des publications récentes, il est indéniable que la prévention et le traitement précoce représentent des voies très prometteuses de la prise en charge thérapeutique de ce vieillissement facial.
Dans ce cadre, ces différentes méthodes – parmi lesquelles la toxine botulinique et les acides hyaluroniques occupent une place essentielle et incontournable – devront certainement être précisées et adaptées en fonction de l’âge, à la recherche d’un consensus qui reste à définir pour prévenir et accompagner le vieillissement et répondre ainsi aux attentes de nos patients.

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Les communications passent de plus en plus souvent par internet et les réseaux sociaux. De nombreux internautes postent des avis sur le web sur de multiples sujets et les médecins sont aussi concernés.
Les avis des patients sont publiés sur plusieurs sites, forums et le plus souvent sur Google. Ces avis peuvent être négatifs, il faudra y répondre. Quand ils les découvrent, les médecins se sentent bien démunis devant des propos diffamants. Pour réagir, plusieurs possibilités leur sont offertes, notamment l’aide du Conseil de l’Ordre. Il leur faudra savoir s’organiser pour contrer ces avis négatifs qui peuvent porter de sérieux préjudices à leur image.

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L’augmentation de l’incidence des personnes tatouées a pour contrepartie légitime une croissance du nombre de demandes de détatouage. Les lasers dits “Q-switched” permettent le retrait des tatouages sans cicatrices mais au prix d’un nombre de séances souvent important.
Afin d’optimiser la prise en charge, il est nécessaire de savoir identifier la difficulté de l’intervention et légitime de proposer aux patients des techniques permettant de les faire disparaître plus rapidement. Trois techniques sont actuellement disponibles pour optimiser le détatouage : la technique R20, l’utilisation concomitante d’un laser ablatif et l’utilisation de laser picoseconde.
La difficulté d’un détatouage peut également être liée à son caractère polychrome (pour lequel il est nécessaire de disposer de plusieurs longueurs d’ondes), à la possibilité de virage pigmentaire (principalement en cas de tatouages dits cosmétiques) ou encore à la possibilité d’allergie sur tatouage.

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La mélanonychie unguéale pose un réel problème de prise en charge diagnostique et thérapeutique. Le diagnostic anatomopathologique est difficile et la sentence en cas de lésion maligne invasive est mutilante, entraînant de lourdes séquelles fonctionnelles. Les mélanomes de l’appareil unguéal sont rares et représentent 1 à 2 % de l’ensemble des mélanomes.
L’examen clinique couplé à la dermoscopie peut orienter vers des mélanonychies longitudinales bénignes qui pourront être surveillées. Cependant, il existe de nombreuses situations où une biopsie matricielle reste souhaitable, notamment en cas de doute à l’examen clinique. C’est un geste invasif susceptible d’entraîner des séquelles esthétiques comme les dystrophies unguéales, à l’encontre d’une lésion qui au final peut s’avérer bénigne.
Nous rapportons le cas d’un patient présentant une lésion sous unguéale connue depuis 3 ans et d’évolution récente, qui a bénéficié d’un traitement conservateur.

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Les photographies préopératoires et postopératoires sont devenues essentielles dans la pratique de la chirurgie esthétique et reconstructrice. Les médecins sont tenus de documenter de façon pertinente et objective l’anatomie de leurs patients. Si la qualité photographique des smartphones s’est considérablement améliorée ces dernières années, le téléphone seul ne permet pas d’assurer des comparaisons préoop et postop significatives ; le paramètre essentiel qui entre en jeu pour réussir ses clichés est évident : utiliser le même équipement et les mêmes procédures.
Ceci implique le même appareil photo, le même éclairage, la même focale, le même cadrage et le même positionnement du patient. Les conseils qui suivent vous permettront de concevoir un “studio photo” dédié à la prise de vue clinique de vos patients avant et après leur intervention avec des résultats de qualité professionnelle.

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Il n’existe aucun consensus concernant le bilan paraclinique pré-rhinoseptoplastie. Lorsque celle-ci est pratiquée à visée esthétique mais aussi fonctionnelle, un examen, encore peu pratiqué, peut être une aide précieuse dans l’analyse des obstacles architecturaux et dynamiques à l’origine de l’obstruction nasale (déviation septale, syndrome de valve, hypertrophie turbinale) : la rhinométrie acoustique et la rhinomanométrie.
Dans cet article, nous exposerons les grands principes de ces examens, leur réalisation pratique, l’interprétation à donner aux résultats et surtout leur intérêt dans le cadre d’un bilan pré-rhinoseptoplastie.

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Les pertes de substance oromandibulaires étendues constituent un véritable défi pour le chirurgien reconstructeur. Ces pertes de substance concernent la mandibule et plus d’une structure de continuité avec la muqueuse gingivomandibulaire : langue mobile, plancher buccal, muqueuse vestibulaire, peau de la région cervicomentonnière. Des tissus de nature différente et localisés à des sites différents doivent être reconstruits simultanément. L’association d’un lambeau libre de fibula à un lambeau antérolatéral de cuisse permet de répondre à la plupart des enjeux de ce type de reconstruction.