Revue de presse

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Le 11 mars 2020, profondément préoccupée par les niveaux alarmants de propagation de l’épidémie et de la sévérité de la maladie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qualifiait la COVID-19 de pandémie. Le 17 mars, les contraintes sanitaires en France nous interdisaient pour un temps d’accueillir nos patients et de les opérer. Fallait-il attendre une crise sanitaire d’une telle ampleur pour replacer le soin de la planète et de toute sa population comme valeur centrale de nos sociétés ?
Multiples sont les réflexions que nous inspire la période actuelle. La première est de toujours garder en tête que la médecine est une science qui hésite ! Ensuite, c’est de se remémorer à quel point il est dangereux d’accueillir sans broncher les vérités du pouvoir et même celles de nos scientifiques. Enfin, de ce vacarme de soupçons et de critiques s’élève, silencieuse, une note d’optimisme : la véritable immunité, le seul vaccin efficace, c’est de conserver en réalité la mémoire de ce qui vient de se passer. À nous de saisir l’occasion pour rêver et construire un lendemain différent.

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À l’aube de 2021, j’espère que la campagne de vaccination contre la COVID-19 battra son plein et que la vie pourra commencer à revenir à la “normale”. En revanche, l’un des changements qui probablement perdurera concerne les conférences virtuelles. De nombreux groupes cependant – parmi lesquels les chirurgiens plasticiens – prospèrent grâce au contact de personne à personne (Nahai F. Does anybody really miss live meetings? Aesthet Surg J, 2021;41:137-139). Pourquoi sommes-nous différents ? Nous sommes des personnes très tactiles et celui qui rate l’occasion d’un dialogue animé et informel avec ses collègues a perdu une grande opportunité de développement professionnel. J’adore les réunions géantes et animées et la collégialité qui les accompagne. Alors, les réunions hybrides qui combinent un événement en direct avec des offres virtuelles pourront-elles constituer le futur ?
Il est parfaitement logique que les “règles” des présentations en direct diffèrent de celles des présentations virtuelles et les experts en e-learning suggèrent que les sessions de diffusion ne devraient pas dépasser 30 minutes. Personnellement, les réunions en direct me manquent, non seulement en tant que chirurgien pratiquant mais aussi en tant que personne engagée dans la défense de notre spécialité.

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La télémédecine est depuis longtemps sur le radar des professionnels de la santé comme outil potentiel pour élargir l’accès aux soins médicaux et réduire les coûts. Puis vint la COVID-19. Par nécessité, la pandémie a hâté l’essor de la télémédecine ainsi que son acceptation par le public. Un article de F. Nahai dans Aesthetic Surgery Journal, Volume 40, numéro 9, septembre 2020 fait le point sur le sujet.
Les consultations vidéo en ligne offrent aux patients de vous rencontrer sans avoir à parcourir une longue distance. Il en résulte des économies de temps et d’argent, au profit du patient. En tant qu’outil de suivi post-traitement, les consultations en ligne peuvent jouer un rôle important dans le diagnostic rapide des complications. Le suivi à long terme peut également être facilité, surtout lorsque les patients vivent loin du cabinet de leur chirurgien ou ont des horaires extrêmement chargés. Pour toutes ces raisons, l’option de téléconsultation, bien qu’elle ne soit pas appropriée dans toutes les situations, peut être utile et très précieuse pour de nombreux patients.
En raison de la COVID-19, les restrictions médico-légales ainsi que le remboursement de la télémédecine ont été assouplis. Compte tenu de l’évolution des attitudes d’aujourd’hui à l’égard de la télé­santé, cette expérience pour les patients consultés en ligne peut générer des avantages et stimuler la croissance de notre pratique.

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Pour cette rentrée pas comme les autres, j’aimerais partager avec vous quelques réflexions. Tout d’abord, la “vague écologique”. L’article de Stéphane Smarrito dans les Annales signe une première prise de conscience sur la quantité de plastique générée par notre chirurgie éponyme et son impact sur l’environnement. Ma deuxième réflexion concerne la rentrée de septembre avec la fameuse “seconde vague” du coronavirus et ses profonds bouleversements. Il est aujourd’hui impossible de prédire comment ce virus se comportera. Nous allons bien évidemment nous adapter à cette nouvelle façon de vivre et de travailler dans un scénario dans lequel des gens perdent leur emploi et des entreprises sont détruites après une vie d’efforts pour les créer. De nombreux chirurgiens plasticiens ont décidé de se consacrer exclusivement au domaine esthétique, mais leur pratique est entravée voire interdite en France comme dans d’autres pays, ce qui est inacceptable. La survie financière est un défi de taille et les défis économiques sont immenses. Seul le temps nous dira quelle stratégie – confinement total versus approche suédoise limitée – est la meilleure à long terme, tant pour la santé que pour l’économie.

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Le confinement a créé une effervescence. Tout s’est accéléré avec l’explosion du numérique. La téléconsultation s’installe durablement, ainsi que les visioconférences.
Aussi et à la sortie de crise, il faut rendre le pouvoir, aujourd’hui aux mains des fonctionnaires, aux médecins. Car la gestion technocratique, sans état d’âme, a conduit à des résultats catastrophiques dans le domaine de la santé publique. “La vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier”, professait, humaniste et idéaliste, Antoine de Saint-Exupéry.

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Alors que le cancer apparaît habituellement quand nos défenses immunitaires sont à la baisse, le lymphome anaplasique à grandes cellules associé à l’implant mammaire naît, quant à lui, suite à une surstimulation chronique du système immunitaire. Malgré sa rareté (dans le monde, 35 millions de porteuses d’implants, 573 cas signalés de LAGC-AIM, et 33 décès liés à un retard de diagnostic et de prise en charge), ce nouveau cancer est à l’origine d’un “buzz” qui renvoie à l’actualité. En effet, “la réflexion politique s’est mise au diapason de la frénésie médiatique et a imposé aux responsables sanitaires (haletants) une analyse (catastrophiste) et une philosophie (prudentielle)”, commente un journaliste parlant d’un “informavirus”.

À ce sujet, les chirurgiens et les scientifiques devraient respecter la diversité des opinions. Les enjeux sont importants et les décennies de connaissances accumulées démontrant l’innocuité et l’efficacité des implants mammaires en silicone sont en danger, nous devons donc nous unir, continuer d’innover et veiller à ce que la sécurité de nos patientes soit préservée.

Bonne lecture !

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Le choix du premier article concernant l’abdominoplastie chez les patients obèses est volontaire. En effet, certains d’entre nous essuient un refus médical (et non administratif) à leur demande d’accord préalable (DAP). Le médecin conseil de l’Assurance Maladie conteste l’indication du chirurgien plasticien arguant qu’au-dessus d’un certain indice de masse corporelle (IMC), il n’est pas raisonnable d’opérer.
C’est vrai en général mais, dans certains cas particuliers, on peut contester cette décision et défendre sa position devant l’expert désigné, car seul le chirurgien plasticien connaît la situation de son patient. Si celui-ci ne peut plus perdre de poids, une intervention peut néanmoins améliorer sa qualité de vie, à condition que l’indication opératoire soit raisonnable et prise après une information claire sur l’augmentation des risques et des complications.
Cela dit, je vous livre cette première revue de littérature de l’année afin que vous puissiez rentrer en 2020 bon pied, bonheur !

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Cette revue de de la littérature est bien celle de la rentrée, en sachant qu’elle est déjà loin derrière nous et que l’on se prépare, d’ores et déjà, à la grande messe annuelle de la SOFCPRE à Montrouge.

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La revue de presse de cette fin d’été reste empreinte de plusieurs arti­cles au sujet du lymphome ana­plasique à grandes cellules associé à l’implant mammaire (LAGC-AIM), dont l’article rapportant la série des 36 cas français rédigé en français et en anglais par l’équipe strasbourgeoise. Ce sujet appelle toujours des discussions de la part d’auteurs qui font référence en la matière.
Parmi les discussions, une d’entre elles – qui n’a rien à voir avec le LAGC-AIM – sort du lot. Il s’agit d’un “démontage en règle” infligé par William Adams à l’article écrit par Eric Swanson au sujet de l’irrigation des implants mammaires : solution bétadinée, antibiotiques ou simplement sérum physiologique ? Jetez-y un coup d’œil, c’est un vrai régal !
Bonne lecture.