Revue de presse
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Le 11 mars 2020, profondément préoccupée par les niveaux alarmants de propagation de l’épidémie et de la sévérité de la maladie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qualifiait la COVID-19 de pandémie. Le 17 mars, les contraintes sanitaires en France nous interdisaient pour un temps d’accueillir nos patients et de les opérer. Fallait-il attendre une crise sanitaire d’une telle ampleur pour replacer le soin de la planète et de toute sa population comme valeur centrale de nos sociétés ?
Multiples sont les réflexions que nous inspire la période actuelle. La première est de toujours garder en tête que la médecine est une science qui hésite ! Ensuite, c’est de se remémorer à quel point il est dangereux d’accueillir sans broncher les vérités du pouvoir et même celles de nos scientifiques. Enfin, de ce vacarme de soupçons et de critiques s’élève, silencieuse, une note d’optimisme : la véritable immunité, le seul vaccin efficace, c’est de conserver en réalité la mémoire de ce qui vient de se passer. À nous de saisir l’occasion pour rêver et construire un lendemain différent.

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La main représente un organe unique en son genre, elle a contribué à l’évolution de l’humanité. Non seulement elle est fondamentale dans notre activité quotidienne domestique, professionnelle et de loisirs, mais aussi en tant qu’organe d’expression utilisé pour communiquer et pour le toucher. Elle est composée de 27 os, 17 articulations, 19 muscles intrinsèques et environ le même nombre de tendons
issus des muscles extrinsèques de l’avant-bras. Elle est richement vascularisée et innervée. L’abondance des récepteurs sensoriels situés sur la région palmaire la distingue des autres parties du corps.
La main est fréquemment exposée aux traumatismes. Bien que l’incidence des accidents du travail diminue grâce aux nombreux dispositifs de sécurité, les traumatismes liés aux accidents de la route, domestiques et sportifs sont encore très fréquents. L’évaluation en urgence de la gravité du traumatisme et la connaissance des techniques de reconstruction chirurgicale appropriées permettent aujourd’hui de traiter des lésions de la main plus ou moins complexes qui, jusqu’à peu, étaient laissées en cicatrisation spontanée avec des séquelles importantes, voire une amputation forcée. Le maintien de la fonctionnalité d’organe est primordial.

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Ma technique de lipostructure est fondée sur un travail fondamental et sur une pratique régulière de plus de 30 ans. Le but de cet article est de partager cette expérience au travers de l’exposé de celle-ci et de préciser les indications, essentiellement pour le visage. En effet, dans cette localisation, cette technique réalise une véritable révolution, notamment dans la zone zygomatico-malaire et plus encore dans la région palpébro-jugale. pour ma part, elle a quasiment remplacé la blépharoplastie inférieure et tout acte superficiel invasif (laser, peeling…), et ce quelle que soit l’indication.

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Sur le plan de l’éthique, la chirurgie en général et la chirurgie plastique en particulier se distinguent-elles de la médecine ? La spécificité de la chirurgie plastique et esthétique réside dans un travail systématique impliquant une forme, au sens littéral du terme. L’enjeu peut être fonctionnel (couverture d’un genou, reconstruction mandibulaire), quasiment toujours psychologique (chirurgie esthétique, défiguration, victimologie) ou vital (fasciites nécrosantes).
Mais, dans tous les cas, ce qui fait la singularité de cette discipline chirurgicale est de devoir composer avec une forme qu’il s’agit de reconstruire ou d’améliorer. Cette singularité a été à l’origine de grands débats éthiques dans au moins trois domaines : la greffe de visage, la chirurgie esthétique et la chirurgie de conversion sexuelle. En outre, cette singularité éclaire forcément d’un jour différent le questionnement éthique dans le domaine de la recherche et de la pédagogie médicale.

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La prise en charge esthétique du regard en général et du cerne en particulier est devenue un motif de consultation habituel dans nos cabinets. Cependant, si les injections d’acide hyaluronique ont révolutionné celle-ci, elles ne restent pas moins inadaptées, voire dangereuses dans certains cas. Il est donc capital de faire la lumière sur les indications et les contre-indications de ces dernières dans le traitement de la région périorbitaire inférieure.

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Les brûlures massives restent encore aujourd’hui une pathologie complexe, potentiellement mortelle et nécessitant une prise en charge multidisciplinaire. Les centres de traitement des brûlés (CTB) sont des structures indispensables permettant une véritable synchronisation médico-­chirurgicale qui a, depuis de nombreuses années, prouvé son efficacité en termes de morbi-mortalité. En revanche et contrairement à de nombreuses spécialités, la “brûlologie”, sur son versant chirurgical tout du moins, s’est considérablement amoindrie avec la disparition d’une technique issue de l’ingénierie tissulaire : les cultures d’épidermes autologues (CEA).
Depuis 2014, les CTB ont donc dû adapter leurs stratégies de recouvrement cutané en remettant au goût du jour d’“anciennes” techniques comme celle des micro-greffes en pastilles. La recherche dans le domaine de la thérapie cellulaire et notamment sur les cellules stromales mésenchymateuses sont une formidable source d’espoir, sans pour autant permettre d’applications cliniques immédiates.

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À l’aube de 2021, j’espère que la campagne de vaccination contre la COVID-19 battra son plein et que la vie pourra commencer à revenir à la “normale”. En revanche, l’un des changements qui probablement perdurera concerne les conférences virtuelles. De nombreux groupes cependant – parmi lesquels les chirurgiens plasticiens – prospèrent grâce au contact de personne à personne (Nahai F. Does anybody really miss live meetings? Aesthet Surg J, 2021;41:137-139). Pourquoi sommes-nous différents ? Nous sommes des personnes très tactiles et celui qui rate l’occasion d’un dialogue animé et informel avec ses collègues a perdu une grande opportunité de développement professionnel. J’adore les réunions géantes et animées et la collégialité qui les accompagne. Alors, les réunions hybrides qui combinent un événement en direct avec des offres virtuelles pourront-elles constituer le futur ?
Il est parfaitement logique que les “règles” des présentations en direct diffèrent de celles des présentations virtuelles et les experts en e-learning suggèrent que les sessions de diffusion ne devraient pas dépasser 30 minutes. Personnellement, les réunions en direct me manquent, non seulement en tant que chirurgien pratiquant mais aussi en tant que personne engagée dans la défense de notre spécialité.

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L’oncoplastie fait référence à l’adaptation des techniques de chirurgie plastique à la cancérologie mammaire. L’utilisation des techniques oncoplastiques a permis d’élargir les indications de traitement conservateur du sein à des tumeurs volumineuses et/ou à des seins de petit volume, tout en préservant une sécurité carcinologique. Ces techniques permettent d’augmenter les marges de résection et de limiter les séquelles esthétiques et fonctionnelles liées à la radiothérapie adjuvante.
Cet article est une mise au point sur les techniques d’oncoplastie dont le choix dépend de la localisation de la tumeur, du volume mammaire, du degré de ptôse mammaire, mais aussi et avant tout des habitudes et de l’expérience de chaque chirurgien sénologue.

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La reconstruction en carcinologie des voies aérodigestives supérieures représente un véritable défi chirurgical du fait de la complexité de l’anatomie de cette sphère. Elle est multidisciplinaire, faisant intervenir des chirurgiens ORL, maxillo-faciaux et plasticiens. L’enjeu est à la fois fonctionnel du fait des trois fonctions majeures inhérentes à cette région anatomique que sont la respiration, la déglutition et l’élocution, et à la fois bien évidemment esthétique.
Cette chirurgie a connu d’importantes révolutions techniques ces dernières décennies, passant des seuls lambeaux pédiculés aux lambeaux libres composites de plus en plus complexes. Encore plus récemment, elle a bénéficié d’avancées en ingénierie permettant des modélisations préopératoires rendant les résultats de cette chirurgie encore plus précis. Le but final est le service rendu aux patients, d’autant plus que ces cancers de la sphère ORL touchent de plus en plus ces dernières années des patients jeunes voire très jeunes sans facteur de risque (carcinome épidermoïde de la cavité buccale) ou en lien avec des facteurs de risque viraux (carcinome épidermoïde de l’amygdale HPV-induit).

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L’excision est définie comme l’ablation rituelle d’une partie du clitoris. Elle est classifiée par l’OMS parmi les mutilations sexuelles féminines (MSF). À l’échelle internationale, les MSF touchent 200 millions de femmes en vie aujourd’hui.
Le clitoris est un organe essentiel pour le bon déroulement du cycle sexuel féminin. Il a longtemps été un organe controversé et sa description anatomique n’a été complète que très récemment. On parle de complexe clitoridien constitué par le prépuce, le gland, le corps, le genou, les racines, les piliers, les bulbes clitoridiens et le ligament suspenseur du clitoris. Lors de la chirurgie clitoridienne, il existe un certain nombre de structures anatomiques et de zones dangereuses à bien connaître afin de ne pas endommager la fonction de cet organe.
Les motifs de consultation initiale dans le cadre de l’excision peuvent être variés. La réparation chirurgicale des mutilations sexuelles féminines se fait grâce à l’intervention de transposition du clitoris. La prise en charge optimale de ces femmes doit être globale tant sur le plan psychologique, sexologique, gynécologique que chirurgical et demande donc une équipe multidisciplinaire.

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