Revues générales
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La qualité de la cicatrisation est un enjeu majeur de l’acte chirurgical en esthétique. Au-delà des exigences de l’acte opératoire, elle reste dépendante de la qualité des tissus et de l’état général du patient. À cet égard, le recours à l’acte chirurgical esthétique a lieu très souvent dans la deuxième moitié de la vie. Il expose la cicatrisation aux effets du vieillissement et des modes de consommation, particulièrement au ralentissement énergétique qu’il entraîne au niveau cellulaire.
Certains facteurs préventifs et trophiques sont ainsi recommandés et prescrits en complément de l’acte. Au premier plan de ces derniers, les photothérapies non thermiques (LLLT) se révèlent extrêmement bénéfiques. Le principe thérapeutique de photobiomodulation sur lequel elles reposent met dorénavant au premier plan la relance du bilan énergétique cellulaire par l’activation photonique de l’eau et de l’oxygène. L’optimisation des traitements en termes de fréquence, de durée d’exposition, de puissance et de domaines de longueurs d’onde en est une conséquence directe. Elle ouvre la porte à une gestion plus harmonieuse des suites opératoires et à une plus grande satisfaction des patients.

Revues générales
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La réduction de la hauteur frontale est une demande de plus en plus fréquente chez les patientes cis, mais surtout et également chez les patientes trans. En effet, le “grand front” n’est plus un signe de beauté comme il le fut au Moyen Âge. Parfois, l’avancement de la ligne capillaire ne peut être réglé avec la technique des implants. Il faut alors savoir s’adapter et proposer à nos patientes différentes techniques. Celle proposée ici est un florilège de ce qui se pratique dans notre service à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, il s’agit de la présenter de manière exhaustive.

Revues générales
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À l’ère des réseaux sociaux et du culte du corps “parfait”, les chirurgiens doivent composer avec des demandes de plus en plus exigeantes de patients connectés et informés des dernières évolutions en chirurgie cosmétique. La liposuccion assistée par ultrasons (UAL) a connu des débuts difficiles avec une perte de popularité à la fin des années 1990. Il a fallu attendre le début des années 2000 et la troisième génération des technologies par ultrasons (VASER), ainsi que la popularisation des méthodes de haute définition par le chirurgien colombien Alfredo Hoyos, pour que cette technologie connaisse un second souffle et obtienne l’adhésion des chirurgiens esthétiques du monde entier.
Le chemin reste à faire en France puisqu’à ce jour, seule une poignée de chirurgiens français a adopté cette technique malgré les nombreuses études attestant de la sécurité, de l’efficacité et des avantages nombreux de l’utilisation des ultrasons par rapport à une méthode traditionnelle.

Revues générales
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Longtemps considérés avec indifférence voire défiance par le milieu chirurgical, les fils de suspension ont acquis ces dernières années une place incontournable dans la gestion du vieillissement cervico-facial, grâce à leurs qualités propres et du fait de l’évolution des techniques de pose de mieux en mieux adaptées. Qu’ils soient résorbables ou permanents, ces fils ont en commun les indications, le plan anatomique de pose – l’hypoderme profond –, l’exigence de rigueur de pose et le temps d’éviction (quelques jours). Leur différence tient à leur prix de revient et à la durée du résultat espéré.
L’indication idéale est celle de la ptôse débutante de la région malaire et la perte modérée de l’ovale. Si le principe de l’intervention est simple, sa réalisation peut être délicate et demande beaucoup de soin afin de limiter les aléas postopératoires possibles et les complications, rares, qui peuvent imposer le retrait du matériel. Les fils ne doivent plus être considérés comme une béquille peu efficace pour chirurgien paresseux : les méconnaître est aujourd’hui fâcheux, les ignorer sera demain une erreur.

Revue de presse
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Le 11 mars 2020, profondément préoccupée par les niveaux alarmants de propagation de l’épidémie et de la sévérité de la maladie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qualifiait la COVID-19 de pandémie. Le 17 mars, les contraintes sanitaires en France nous interdisaient pour un temps d’accueillir nos patients et de les opérer. Fallait-il attendre une crise sanitaire d’une telle ampleur pour replacer le soin de la planète et de toute sa population comme valeur centrale de nos sociétés ?
Multiples sont les réflexions que nous inspire la période actuelle. La première est de toujours garder en tête que la médecine est une science qui hésite ! Ensuite, c’est de se remémorer à quel point il est dangereux d’accueillir sans broncher les vérités du pouvoir et même celles de nos scientifiques. Enfin, de ce vacarme de soupçons et de critiques s’élève, silencieuse, une note d’optimisme : la véritable immunité, le seul vaccin efficace, c’est de conserver en réalité la mémoire de ce qui vient de se passer. À nous de saisir l’occasion pour rêver et construire un lendemain différent.

Revues générales
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La main représente un organe unique en son genre, elle a contribué à l’évolution de l’humanité. Non seulement elle est fondamentale dans notre activité quotidienne domestique, professionnelle et de loisirs, mais aussi en tant qu’organe d’expression utilisé pour communiquer et pour le toucher. Elle est composée de 27 os, 17 articulations, 19 muscles intrinsèques et environ le même nombre de tendons
issus des muscles extrinsèques de l’avant-bras. Elle est richement vascularisée et innervée. L’abondance des récepteurs sensoriels situés sur la région palmaire la distingue des autres parties du corps.
La main est fréquemment exposée aux traumatismes. Bien que l’incidence des accidents du travail diminue grâce aux nombreux dispositifs de sécurité, les traumatismes liés aux accidents de la route, domestiques et sportifs sont encore très fréquents. L’évaluation en urgence de la gravité du traumatisme et la connaissance des techniques de reconstruction chirurgicale appropriées permettent aujourd’hui de traiter des lésions de la main plus ou moins complexes qui, jusqu’à peu, étaient laissées en cicatrisation spontanée avec des séquelles importantes, voire une amputation forcée. Le maintien de la fonctionnalité d’organe est primordial.

Revues générales
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Ma technique de lipostructure est fondée sur un travail fondamental et sur une pratique régulière de plus de 30 ans. Le but de cet article est de partager cette expérience au travers de l’exposé de celle-ci et de préciser les indications, essentiellement pour le visage. En effet, dans cette localisation, cette technique réalise une véritable révolution, notamment dans la zone zygomatico-malaire et plus encore dans la région palpébro-jugale. pour ma part, elle a quasiment remplacé la blépharoplastie inférieure et tout acte superficiel invasif (laser, peeling…), et ce quelle que soit l’indication.

Revues générales
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Sur le plan de l’éthique, la chirurgie en général et la chirurgie plastique en particulier se distinguent-elles de la médecine ? La spécificité de la chirurgie plastique et esthétique réside dans un travail systématique impliquant une forme, au sens littéral du terme. L’enjeu peut être fonctionnel (couverture d’un genou, reconstruction mandibulaire), quasiment toujours psychologique (chirurgie esthétique, défiguration, victimologie) ou vital (fasciites nécrosantes).
Mais, dans tous les cas, ce qui fait la singularité de cette discipline chirurgicale est de devoir composer avec une forme qu’il s’agit de reconstruire ou d’améliorer. Cette singularité a été à l’origine de grands débats éthiques dans au moins trois domaines : la greffe de visage, la chirurgie esthétique et la chirurgie de conversion sexuelle. En outre, cette singularité éclaire forcément d’un jour différent le questionnement éthique dans le domaine de la recherche et de la pédagogie médicale.

Revues générales
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La prise en charge esthétique du regard en général et du cerne en particulier est devenue un motif de consultation habituel dans nos cabinets. Cependant, si les injections d’acide hyaluronique ont révolutionné celle-ci, elles ne restent pas moins inadaptées, voire dangereuses dans certains cas. Il est donc capital de faire la lumière sur les indications et les contre-indications de ces dernières dans le traitement de la région périorbitaire inférieure.

Revues générales
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Les brûlures massives restent encore aujourd’hui une pathologie complexe, potentiellement mortelle et nécessitant une prise en charge multidisciplinaire. Les centres de traitement des brûlés (CTB) sont des structures indispensables permettant une véritable synchronisation médico-­chirurgicale qui a, depuis de nombreuses années, prouvé son efficacité en termes de morbi-mortalité. En revanche et contrairement à de nombreuses spécialités, la “brûlologie”, sur son versant chirurgical tout du moins, s’est considérablement amoindrie avec la disparition d’une technique issue de l’ingénierie tissulaire : les cultures d’épidermes autologues (CEA).
Depuis 2014, les CTB ont donc dû adapter leurs stratégies de recouvrement cutané en remettant au goût du jour d’“anciennes” techniques comme celle des micro-greffes en pastilles. La recherche dans le domaine de la thérapie cellulaire et notamment sur les cellules stromales mésenchymateuses sont une formidable source d’espoir, sans pour autant permettre d’applications cliniques immédiates.

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