Chirurgie mammaire et allaitement

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La COFAM (Coordination française pour l’allaitement maternel), association œuvrant à la protection et au soutien de l’allaitement maternel, m’a contacté dernièrement pour évoquer les conséquences de la chirurgie mammaire sur l’allaitement maternel. Cette sollicitation est l’occasion de se pencher sur ledit aspect fonctionnel de notre chirurgie morphologique.

Les fiches d’information de la SoFCPRE (Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique) mentionnent la possibilité d’allaiter après une plastie mammaire (réduction, cure de ptôse ou augmentation). Elles précisent notamment qu’une grossesse ultérieure “est bien évidemment possible ainsi qu’un allaitement”, mais conseillent “d’attendre au moins six mois après l’intervention”.

Les plasties mammaires peuvent être effectuées chez la femme à partir de 15 ans. Lorsque les patientes expriment le souhait de bénéficier d’une telle chirurgie, les plus jeunes ne pensent pas forcément à une future maternité et un allaitement éventuel, mais la grande majorité des chirurgiens aborde ce sujet avec elles et leur annoncent qu’elles pourront allaiter [1].

Certains leur conseillent d’éviter une grossesse et l’allaitement les premières années suivant la chirurgie par crainte, semble-t-il, que les variations du volume des seins provoquées par la grossesse et l’allaitement n’entraînent des modifications morphologiques et des cicatrices inesthétiques pour les patientes.

Prothèses mammaires

De plus en plus de femmes se font poser des implants mammaires. L’insertion des prothèses peut se faire par une incision péri-aréolaire, axillaire ou sous-mammaire.

Si l’incision péri-aréolaire peut impacter négativement l’allaitement, les autres voies d’abord n’ont en principe aucune conséquence sur la capacité fonctionnelle de la glande mammaire. Il se peut néanmoins que l’implant comprime ladite glande, surtout s’il est placé en rétroglandulaire, s’il est volumineux et en cas de formation d’une coque, ce qui peut provoquer une légère atrophie de la glande mammaire.

La petite taille des seins, qui amène les femmes à demander la pose d’implants, peut résulter aussi d’une agénésie ou d’une hypogénésie de la glande mammaire, responsable en soi d’une production lactée insuffisante. Cela est toutefois tempéré par des études[...]

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À propos de l’auteur

Président 2017 de la SOFCEP, Chirurgien plasticien, MARSEILLE.

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