Une technique simple de gestion de l’ombilic lors des abdominoplasties. À propos de 40 cas consécutifs

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L’ombilic est l’unique cicatrice naturelle du corps humain. Il constitue également une unité esthétique importante de l’abdomen. Ses caractéristiques morphologiques peuvent être altérées lors d’interventions chirurgicales telles que les abdominoplasties ou les lambeaux TRAM ou DIEP utilisés en chirurgie reconstructrice.

Le respect de cette unité esthétique doit être un objectif prioritaire lors de la réalisation d’une abdominoplastie, car un ombilic absent ou déformé peut engendrer une perturbation physique mais aussi psychologique chez le patient. Il convient donc de restaurer pour l’ombilic une position appropriée, aussi bien en surface qu’en profondeur par rapport à l’épaisseur de l’abdomen et de lui conserver une forme harmonieuse.

De nombreuses techniques ont été décrites depuis la première transposition ombilicale par Vernon [1] dans les années 1950.

Le but de ce travail est de présenter notre technique de gestion de l’ombilic lors des abdominoplasties. Cette technique est une combinaison de procédures déjà connues avec, entre autres, plicature aponévrotique, enfouissement de l’ombilic, dégraissage du lambeau abdominal et points de haute tension. Une analyse rétrospective des complications liées à cette technique ainsi que la satisfaction des patients a été effectuée.

Notre technique apparaît simple, fiable, rapide et reproductible ; elle permet d’obtenir des résultats cosmétiques naturels ainsi qu’une grande satisfaction de nos patients.

Matériel et méthodes

L’étude porte sur 40 patients consécutifs qui ont bénéficié d’une plastie abdominale, effectuée par un seul et même opérateur, selon la technique habituelle du service. Le recul postopératoire est compris entre 1 et 14 mois. Les complications postopératoires et leurs traitements éventuels ont été notés. La satisfaction de ces 40 patients a été recueillie lors de consultations postopératoires et a été notée selon 5 modalités : 1 (faible), 2 (moyenne), 3 (bonne), 4 (très bonne) et 5 (excellente).

1. Technique opératoire

Le patient est installé en décubitus dorsal, bras en abduction. L’intervention se déroule sous anesthésie générale ou locorégionale. Une antibioprophylaxie est systématiquement effectuée avant l’induction anesthésique. Après badigeonnage à la bétadine alcoolique, un champage classique est réalisé permettant l’exposition de toute la région[...]

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