Quoi de neuf en dermatologie esthétique ?
L’actualité en dermatologie esthétique est toujours bien fournie et variée,…
L’actualité en dermatologie esthétique est toujours bien fournie et variée,…
Les cinq histoires qui suivent nous enseignent plusieurs choses :
– il est absolument nécessaire de se former à l’anatomie, de connaître les produits, leurs effets secondaires ainsi que leur traitement avant d’injecter des fillers ;
– confrontés à un effet secondaire qui nous est inconnu ou que nous ne savons pas traiter, nous pouvons envoyer un message à vigilance-esthetique.fr. Aussitôt, des collègues experts prendront notre problème en charge et nous aideront de toutes les façons possibles, allant parfois jusqu’à faire envoyer le traitement chez nous ;
– il est très important de déclarer nos effets secondaires parce que c’est comme cela que nous pourrons avancer dans leur connaissance et leur gestion ;
– et le plus important : cela peut arriver à tout le monde, sachons donc rester humbles et demander de l’aide si besoin.
Les rhinoplasties médicales par injections de fillers résorbables sont de plus en plus pratiquées car elles permettent une amélioration esthétique souvent suffisante, parfois bluffante et durable de la pyramide nasale. Le but est de restaurer des angles harmonieux, une arête rectiligne sans empâter le nez pour une amélioration esthétique de face et de profil.
Avec une bonne connaissance anatomique de la structure osseuse et cartilagineuse du nez, de la peau qui la recouvre et des vaisseaux, tous les écueils conduisant à de mauvais résultats, ou à des risques vasculaires avec nécrose ou accidents graves allant jusqu’à la cécité, peuvent être évités.
Ce geste très technique, exigeant un sens esthétique sûr, sera particulièrement gratifiant s’il répond aux attentes de patients complexés depuis de longues années mais qui n’ont pas eu l’occasion ou le courage de recourir à la chirurgie. Il pourra aussi compléter des résultats insuffisants ou décevants.
La demande de prise en charge esthétique du vieillissement facial masculin est actuellement en augmentation croissante. Si elle ne pose pas de problèmes techniques particuliers, elle doit néanmoins être appréhendée en tenant compte des particularités socio-culturelles propres à l’homme, notamment la nécessité d’une correction discrète, personnalisée, respectant le naturel des résultats et le maintien des expressions faciales émotionnelles.
Elle obéit aussi à quelques règles fondamentales qui s’appuient sur les particularités morphologiques du visage masculin, à respecter absolument. Le principal écueil du traitement serait en effet d’appliquer à l’homme les standards de rajeunissement féminin, notamment dans la zone du regard et du tiers moyen de la face, aboutissant ainsi à une féminisation du visage de l’homme totalement inappropriée.
Ces impératifs socio-culturels et anatomiques ont une incidence directe sur l’utilisation de la toxine botulinique et les techniques de comblement/volumétrie qui doivent ainsi être adaptées au visage masculin.
Les différences physiologiques de la peau de l’homme par rapport à celle de la femme (peau plus épaisse, plus riche en collagène, mieux vascularisée avec une sécrétion séborrhéique qui la préserve des agressions extérieures, premiers signes de vieillissement plus tardifs), l’évolution de la place de l’homme et de ses besoins justifient la nécessité d’améliorer et d’adapter les cosmétiques, notamment anti-âge, à leurs besoins, que ce soit en termes de prévention, de réparation ou de protection.
L’augmentation mammaire par prothèses est une intervention courante en chirurgie esthétique. L’essor des transferts graisseux en chirurgie mammaire a permis aujourd’hui au lipofilling de devenir, dans certaines indications, une alternative aux prothèses. Le but de cet article est de comparer les résultats à long terme des deux techniques d’augmentation mammaire afin de définir la meilleure solution pour chaque patiente.
Le lipofilling apporte une augmentation modérée avec une forme plus naturelle, alors que les prothèses apportent une augmentation franche avec un décolleté plus galbé. Le point clé est donc de comparer les deux types de résultats possibles, avec la patiente en consultation préopératoire, afin de choisir ensemble la technique la plus adaptée.
La labiaplastie (nymphoplastie) est la réduction des petites lèvres génitales. Cette intervention est devenue une demande fréquente auprès des chirurgiens plasticiens car la gêne physique s’accompagne toujours d’une gêne esthétique. Les patientes sont de plus en plus jeunes et vivent souvent un véritable complexe depuis l’adolescence, troublant leur vie amoureuse.
Chirurgicalement, il existe de plusieurs techniques aux suites opératoires variables. La technique classique (résection longitudinale) reste la plus utilisée mais elle ampute le plus souvent la petite lèvre, c’est pourquoi les techniques avec plastie en V semblent plus adaptées à cette chirurgie.
Avantages, détails techniques, suites opératoires et complications de la technique de plastie en V sont détaillés dans cet article.
L’AH peut être utilisé en esthétique interventionnelle comme produit de comblement, volumateur ou revitaliseur. À chaque indication correspondent un produit spécifique et une technique d’injection.
Trois paramètres définissent les propriétés rhéologiques des différents produits : la réticulation qui conditionne la capacité de comblement et la durabilité, la calibration et la concentration. Le comblement nécessite des produits stabilisés, faiblement ou moyennement réticulés, la volumétrie des produits fortement réticulés, la revitalisation des produits non réticulés ou stabilisés à adapter selon les localisations, le type de peau et les résultats attendus.
La demande de rajeunissement ne se limite plus au visage et le dermatologue est de plus en plus sollicité pour agir aussi au niveau des régions extra-faciales, cou et décolleté notamment. La plupart des techniques de Dermatologie Esthétique Interventionnelle y sont applicables en les adaptant à ces régions fragiles, où les capacités de réparation sont bien moindres qu’au visage et le risque cicatriciel et dyschromique plus élevé.
Cet article analyse de façon critique les différentes procédures et la qualité des résultats, les meilleurs et les plus fidèles étant obtenus avec le comblement à l’acide hyaluronique des rides transversales, l’IPL pour la poïkilodermie de Civatte, la toxine botulique pour les cordes platysmales, les lasers fractionnés et les peelings pour l’amélioration de la texture cutanée et, bien sûr, dans beaucoup de cas par les techniques combinées.
Le développement de la chirurgie bariatrique, son efficacité et la diminution des complications sont à l’origine d’amaigrissements importants. La population de patients présentant des séquelles d’amaigrissement majeures ne cesse donc de croître.
Le bodylift inférieur, décrit par J.F. Pascal, offre une réponse de choix aux impératifs du traitement des séquelles d’amaigrissement de l’abdomen et de la région glutéale. Néanmoins, cette intervention est réputée difficile et source de complications. Un examen clinique complet et orienté, un planning préopératoire réfléchi ainsi qu’une chirurgie rigoureuse permettent d’obtenir d’excellents résultats avec une morbidité faible.
Nous détaillons le parcours d’une telle chirurgie, allant de la consultation préopératoire jusqu’à la prise en charge d’éventuelles complications. Nous insisterons sur les critères de sélection des patients candidats à une chirurgie de type bodylift inférieur, les points clefs de l’intervention et le suivi postopératoire.