Auteur Mole B.

Chirurgie esthétique, Médecine esthétique, PARIS.

Revues générales
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La technique de triple ancrage vise à limiter les hésitations de remise en tension en fin d’intervention, à soulager drastiquement toute tension sur les cicatrices, à éviter les risques d’hématomes et à contenir l’œdème postopératoire.
À partir d’un dessin d’excision préétabli qui permet de mener beaucoup plus directement sur les structures à modifier, un premier ancrage s’adresse classiquement au système musculo-aponévrotique traité selon les préférences de chacun (smasectomies, SMAS classique, plicatures).
Le second ancrage entraîne la remise en tension selon les vecteurs choisis par des points profonds résorbables à tension dégressive.
Le troisième ancrage est en fait un capitonnage transcutané maintenu trois à quatre jours qui va à la fois éliminer les espaces morts et donc les risques d’hématomes, contenir l’œdème et appliquer les zones décollées de manière intime aux structures sous-jacentes. Cette technique se prête très bien à l’anesthésie locale sur des cas sélectionnés.

Cas Cliniques
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Voilà plus de 14 ans que nous prenons en charge Mme C., 51 ans, qui a déjà bénéficié de plusieurs interventions de chirurgie esthétique et entretient très soigneusement un visage parfaitement conservé à raison de deux visites annuelles. Elle est épouse de médecin et gère sans hésiter ses besoins entre injections de soutien, de remplissage ou de détente par la toxine botulique à tous les étages la face. Lorsque nous la voyons en avril dernier, son menu est donc déjà composé : apaisement de la patte d’oie et du menton par toxine botulique et comblement de la partie juxta-narinaire des sillons nasogéniens par acide hyaluronique. Elle reçoit donc 55 U Sp de toxine botulique dans le quart externe de l’orbicularis oculi et le mentalis et 0,35 cc d’un acide hyaluronique adapté que nous utilisons depuis des années.