La graisse tue

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“La guerre des fesses”, selon son auteur Jean-Claude Kaufmann (Ed. J.C. Lattes, 2013), oppose l’hémisphère Nord, martyr d’une irrésistible injonction à la minceur extrême, à l’hémisphère Sud, qui préfère les fesses rebondies et pimpantes. Cette guerre nous livre ses premières victimes, liées à l’embolie graisseuse secondaire à l’injection de la graisse autologue dans le muscle grand fessier.Le taux de mortalité de cette chirurgie (1/3 000) a dépassé celui de l’abdominoplastie (1/13 500), pourtant réputée pour avoir le taux de mortalité le plus élevé en chirurgie plastique. La Société américaine de Chirurgie Plastique, après enquête, a publié des recommandations (pas d’injection intra-musculaire) dans la pratique du Brazilian Butt Lift (BBL).Le mécanisme physiopathologique de l’embolie graisseuse associe deux conditions : une lésion d’une veine large et profonde et une présence de la graisse injectée à proximité.Daniel Del Ve[...]

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À propos de l’auteur

Président 2017 de la SOFCEP, Chirurgien plasticien, MARSEILLE.

Un commentaire

  1. Cette mortalité est impressionnante et donne des frissons rétrospectivement. Rester en surface donc et de toutes façons ne pas avoir tendance à trop « remplir ». Mieux vaut décevoir un peu que prendre de gros risques. Plusieurs transferts modérés arrivent au même résultat sinon mieux qu’un seul « copieux ».

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