Auteur Fitoussi A.

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Les complications sont souvent les problèmes les plus difficiles à prendre en charge, et une mauvaise décision ou un retard de prise en charge va grever le résultat à long terme et les séquelles dues à cette décision. Dans ces cas, non rares, d’exposition précoce d’implant lors de reconstruction mammaire par prothèse, une prise en charge rapide et adaptée doit être mise en route.
Il s’agit de bien confirmer qu’il n’existe pas de critères infectieux et que l’exposition est aseptique. On pourra alors mettre en route une reprise chirurgicale adaptée avec un lambeau d’avancement abdominal afin de recruter quelques centimètres de peau, mais aussi de limiter la tension sur la cicatrice de mastectomie, gage de bonne fermeture de la peau. La peau recrutée sera désépidermisée et plicaturée en regard de l’implant afin de remplacer le muscle pectoral qui a fait défaut. L’utilisation d’un petit implant ou d’un expandeur dégonflé est recommandée pour ces mêmes raisons.

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La technique actuellement la plus souvent utilisée pour une reconstruction mammaire, immédiate (RMI) ou secondaire (RMS), est la mise en place d’une prothèse. L’implantation d’un corps étranger expose toujours à un risque d’infection périprothétique et d’exposition de la prothèse, ce qui nécessite son ablation et signe donc l’échec – temporaire ou définitif – de la reconstruction.
Nous avons analysé de façon rétrospective notre expérience de 738 reconstructions mammaires immédiates par prothèses seules, entre 1989 et 2005, afin d’analyser les causes possibles de ces complications.
Nous avons pu identifier trois causes significatives liées à la dépose de la prothèse : l’irradiation, la chimiothérapie et l’emploi d’expandeurs, à l’exception des prothèses de Becker. Ces résultats correspondent à ceux de la littérature.