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La technique actuellement la plus souvent utilisée pour une reconstruction mammaire, immédiate (RMI) ou secondaire (RMS), est la mise en place d’une prothèse. L’implantation d’un corps étranger expose toujours à un risque d’infection périprothétique et d’exposition de la prothèse, ce qui nécessite son ablation et signe donc l’échec – temporaire ou définitif – de la reconstruction.
Nous avons analysé de façon rétrospective notre expérience de 738 reconstructions mammaires immédiates par prothèses seules, entre 1989 et 2005, afin d’analyser les causes possibles de ces complications.
Nous avons pu identifier trois causes significatives liées à la dépose de la prothèse : l’irradiation, la chimiothérapie et l’emploi d’expandeurs, à l’exception des prothèses de Becker. Ces résultats correspondent à ceux de la littérature.

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Le terme de mastectomie regroupe en fait toute une variété d’interventions dont le principe commun est l’exérèse chirurgicale de l’ensemble de la glande mammaire.
Elle peut être ou non accompagnée d’un geste sur les ganglions axillaires et être plus ou moins conservatrice de l’étui cutané et de la plaque aréolo-mammelonnaire en fonction du type histologique de la lésion, de sa taille, de sa localisation et des différents facteurs de risques propres à la patiente.

Cas Cliniques
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Les pertes de substances oncologiques de la paroi thoracique antérieure présentent un véritable challenge pour le plasticien. Surtout lorsque celles-ci sont étendues. De nombreuses méthodes de couverture sont à discuter.
Il s’agit d’une patiente de 69 ans, opérée en 2003 d’une mastectomie partielle associée à un curage axillaire gauche pour un carcinome canalaire infiltrant de 20 mm, grade II. À l’examen histologique, l’exérèse est complète. Une radiothérapie adjuvante est réalisée, elle est associée à une chimiothérapie et à une hormonothérapie.

Gynécologie
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Les avancées en cancérologie en 2012 reflètent la grande pluridisciplinarité autour de la prise en charge du cancer du sein. Le Dr Alexandra Athanasiou présente ici un focus sur l’élastographie, la tomosynthèse, l’angio-mammographie et l’IRM et ses séquences de diffusion. Ces progrès en radiologie permettent d’évaluer précocement la réponse à un traitement néoadjuvant, participent à une meilleure caractérisation ganglionnaire et différencient mieux une récidive d’une radionécrose. Le Dr Anne Vincent-Salomon propose une mise au point sur les techniques de nouvelle génération de séquençage de l’ADN tumoral, mais également sur la combinaison de l’ensemble des techniques d’analyse de l’ADN, de l’ARN, de la méthylation de l’ADN et des protéines, permettant de proposer de nouveaux portraits moléculaires des cancers du sein. L’identification de tout un spectre de nouvelles mutations peut ouvrir le champ à des thérapies de plus en plus individualisées. La nouvelle classification histopathologique des cancers du sein sera explicitée. Le Dr Séverine Alran revient, quant à elle, sur les différentes études portant sur le ganglion sentinelle et les évolutions à venir, ainsi que sur une revue de la littérature sur les techniques oncoplastiques. En chirurgie, la prévention des séquelles reste en effet une de nos préoccupations majeures. Enfin, le Dr Jean-Yves Pierga fait une synthèse des grands essais publiés en situation adjuvante, néoadjuvante et en phase métastatique. Les études portant sur l’HER confirment l’utilisation du trastuzumab sur une période de 1 an en adjuvant, le TDM1 est efficace sur la survie globale des patientes ayant un cancer du sein HER2 + en situation métastatique.

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La reconstruction mammaire immédiate (RMI) permet de diminuer les séquelles psychologiques et affectives de la mastectomie tout en offrant une sécurité carcinologique identique,sous réserve d’une sélection des patientes en RCP. Ses trois indications principales sont les récidives après traitement conservateur, les mastectomies prophylactiques et les carcinomes intracanalaires étendus.La RMI reste cependant plus difficile à mettre en œuvre, car elle fait appel à une expertise spécifique et nécessite un temps de réflexion pour la patiente et les équipes. Or ces décisions sont prises dans un contexte d’urgence relative, ce qui nécessite donc un circuit bien rodé.