Les lambeaux perforants au membre inférieur : réalisation et principes du supercharging veineux

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Au début du XXe siècle, les premiers travaux sur la vascularisation cutanée de Manchot puis ceux du français Salmon ont permis de poser les bases de la chirurgie plastique moderne [1, 2]. Milton a ensuite analysé le comportement vasculaire des îlots de peau afin de mieux comprendre la survivabilité des lambeaux [3]. Les travaux majeurs sur la vascularisation des lambeaux, notamment pédiculés par Taylor avec sa définition de l’angiosome, suivis quelques années plus tard par le perforasome de Saint-Cyr, jalonnent une nouvelle aire de la chirurgie reconstructrice [4, 5]. Un pédicule comprenant une artère et une ou plusieurs veines va perforer un septum, un muscle ou cheminer sous la peau afin de perfuser un fragment cutané en superficie… et voilà né le concept des “lambeaux perforants”. Des pionniers tels que Koshima mettent rapidement en évidence la possibilité de réaliser un lambeau de grande taille sur une seule perforante de petit calibre avec le lambeau libre de DIEP (perforante de l’artère épigastrique profonde intérieure) en 1989 [6].

La couverture des pertes de substances du membre inférieur demeure une procédure complexe de la chirurgie reconstructrice, notamment en raison du manque de réserve cutanée et des problématiques de retour veineux. Les lambeaux fasciocutanés au hasard ou pédiculés à charnières cutanées et les lambeaux musculaires ont été les procédés fondamentaux de reconstruction du membre inférieur pendant de nombreuses années. Ces lambeaux avaient toutefois de nombreux écueils. Prélevés au hasard, ils présentaient souvent des nécroses partielles et, prélevés à charnières, leur capacité de rotation était relativement réduite. La grande fiabilité des lambeaux musculaires ne fait également pas oublier le caractère morbide[...]

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À propos de l’auteur

Service de Chirurgie plastique et reconstructrice, CHU TOULOUSE.