L’impression 3D de crise : preuve de concept de l’initiative de Port-Royal durant la pandémie de Covid-19

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Mise en place de la “ferme” de Port-Royal

Durant le pic de la pandémie de COVID-19, la direction générale de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (APHP) a décidé de mettre en place une structure interne de production de matériel de protection et de matériel médical par impression 3D (fig. 1). Cette décision avait un double objectif :
– répondre de manière autonome à la demande croissante d’équipements de protection individuelle (EPI) ;
– réguler et étalonner les productions isolées de matériel médical par des
indépendants.

En réponse à la crise, de nombreux indépendants possédant des imprimantes 3D (makers) ont en effet proposé leur aide pour ravitailler les hôpitaux confrontés à des pénuries de matériel. En l’absence de contrôle qualité, des dispositifs inadaptés ont pu être livrés, même si cet effort global a été positif notamment via des structures comme 3D4Care (3D4Care.org).

L’objectif de l’initiative de l’APHP a ainsi été de produire en interne et de contribuer à normaliser la production externe. Cette initiative a été lancée par le Dr Roman Hossein Khonsari, chirurgien maxillofacial à l’Hôpital Necker-Enfants malades, et par Jérémy Adam, président de la société BONE 3D, une jeune entreprise parisienne spécialisée dans la production de dispositifs médicaux par impression 3D. Grace à un financement privé (Kering, Paris, France), 60 imprimantes professionnelles Stratasys (Eden Prarie, Minnesota, États-Unis) dépôt de fil ont été achetées fin mars 2020 et BONE 3D a été mandatée pour assurer la conception et la production des dispositifs. Ces imprimantes ont été installées dans l’abbaye de Port-Royal, au sein de l’Hôpital Cochin, en l’espace de 72 heures et les premiers dispositifs ont été imprimés dès le 2 avril 2020.

Quatre catégories d’objets ont été produites, pour atteindre un total de 35 000 dispositifs distribués au sein de l’APHP en juillet 2020 :
– des dispositifs de protection comme des visières, des pousse-boutons et des poignées sans contact [1] ;
– des dispositifs[...]

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À propos de l’auteur

Service de Chirurgie maxillofaciale et chirurgie plastique, Hôpital Necker-Enfants malades, Laboratoire “Forme et Croissance du Crâne”, Université de PARIS.