L’intérêt de la médecine anti-âge pour préparer une intervention de chirurgie esthétique

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Beaucoup de praticiens, qui pourtant pratiquent cette médecine, n’apprécient pas le terme anti-âge et lui préférèrent le terme de médecine préventive. Comme il est consacré par l’usage et que son champ dépasse la prévention, nous continuerons à l’utiliser.

La médecine anti-âge ne cherche pas à prévenir une maladie en particulier, elle vise à retrouver les paramètres d’un individu jeune et sain. Ces paramètres peuvent être biologiques, physiques, mécaniques, cognitifs, etc. Avec l’âge, de nombreux paramètres se dégradent, comme par exemple les taux hormonaux (testostérone, œstrogènes, DHEA) qui baissent, le pourcentage de masse grasse qui augmente ou le temps qu’une personne peut rester en appui monopodal qui diminue. La médecine anti-âge fait appel à la nutrition, l’optimisation du sommeil, l’activité physique, la gestion de stress, aux correcteurs hormonaux…

A priori, en chirurgie esthétique, on opère des personnes en bonne santé et il n’est donc pas absurde de rechercher des signaux faibles de maladies qui pourraient altérer le résultat en termes de cicatrisation. Par ailleurs, le chirurgien esthétique reste un médecin qui joue son rôle en santé publique. Cela ne doit pas se limiter au traitement du tabagisme, d’autant que beaucoup de nos patients ne fument pas et aspirent à un rajeunissement physique, que ce soit à travers un lifting, une blépharoplastie, une cure de ptôse, une accumulation graisseuse localisée, etc. On conçoit qu’il y a une synergie entre la demande du patient concernant l’apparence et une démarche anti-âge que le praticien pourra apporter.

Enfin, il est fréquent qu’après une opération réussie, le patient interroge sur ce qu’il peut faire[...]

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À propos de l’auteur

Chef du Service de chirurgie plastique et maxillo-faciale, Hôpital Henri Mondor, CRÉTEIL.

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