Comment se former à la médecine esthétique en tant que chirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique ?

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La médecine esthétique n’est pas une spécialité officiellement reconnue par le Conseil de l’Ordre. Elle est pourtant très largement pratiquée par différentes spécialités et connaît un engouement sans précédent. Chirurgiens (plasticiens, ORL, maxillo-faciaux, ophtalmologues…), dermatologues et médecins généralistes forment le trio de tête pour la réalisation d’actes de médecine esthétique.

Actuellement, la seule spécialité ayant dans son intitulé de diplôme officiel le terme “esthétique” est la chirurgie plastique : DESC de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. Il nous semble fondamental que les chirurgiens plasticiens soient les leaders de ce domaine de compétence.

Dans une première partie, je vous exposerai mon point de vue concernant l’intérêt de diversifier son activité et de pratiquer la médecine esthétique. Dans un second temps, les différentes pistes de formation seront abordées. Le plus grand piège serait de bâcler cette formation et de faire confiance aux laboratoires, pour se former notamment avec des commerciaux. À chaque niveau de compétence, il existe différents formats d’enseignement théorique et pratique.

Quels sont les actes de médecine esthétique ?

Il s’agit de tous les actes à visée esthétique non chirurgicaux (fig. 1) :
– les injectables : toxine botulique, acide hyaluronique (AH), produits de mésothérapie… ;
– les peelings ;
– le needling ;
– les traitements physiques : laser, radiofréquence, HIFU, lumière (LED, LLLT), plasma… ;
– les traitements par le froid : cryolypolyse…

Le contour de ces actes évolue très rapidement et le législateur peine à suivre. Concernant plus particulièrement la toxine botulique, le Conseil national de l’Ordre des médecins indique que seuls 5 spécialistes sont autorisés à pratiquer ces injections : les chirurgiens plasticiens, les dermatologues, les chirurgiens ORL, les chirurgiens maxillo-faciaux et les ophtalmologues.

Concernant l’injection de la hyaluronidase (Hylase, autorisation de mise sur le marché [AMM] en 2018), l’antidote de l’acide hyaluronique, il y a également une restriction[...]

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À propos des auteurs

Département de Chirurgie gynécologique, Centre Oscar Lambret, LILLE, Département de Chirurgie plastique, reconstructrice, esthétique et maxillo-faciale, Hôpital Henri Mondor, CRÉTEIL.

Chef du Service de chirurgie plastique et maxillo-faciale, Hôpital Henri Mondor, CRÉTEIL.

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