Cure de béance vulvo-vaginale après grossesse par la technique de colpopérinéorraphie postérieure

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Au cours des dernières années, le nombre d’interventions de chirurgie plastique dans le domaine génital, notamment des femmes, a connu une augmentation [1]. Diverses interventions ont été proposées pour améliorer l’apparence ou le fonctionnement des organes génitaux. Cet article met en lumière une technique chirurgicale, la colpopérinéorraphie postérieure, qui est rarement proposée de façon isolée mais souvent associée à un traitement de prolapsus génital. Le principe de cette intervention repose sur une myorraphie du transverse superficiel et du levator ani, permettant un rétrécissement vaginal par rapprochement musculaire. C’est généralement après une épisiotomie, une déchirure, une béance vulvaire ou un prolapsus que la colpopérinéorraphie est indiquée.

Anatomie et fonction du périnée et du vagin

Le périnée est une zone musculaire en forme de losange organisée en trois plans : un plan superficiel, un plan moyen et un plan profond appelé diaphragme pelvien. Il s’étend du pubis au coccyx. C’est un véritable hamac musculaire qui soutient les organes pelviens. Son rôle est d’enserrer les orifices de l’urètre, de l’anus et du vagin, agissant ainsi comme un verrou. De ce fait, il participe également à la qualité de la vie sexuelle et à l’équilibre des pressions abdominales.

Pendant la grossesse puis lors de l’accouchement, soumis aux hormones, aux variations de poids et de volume, les tissus du périnée sont étirés, distendus, fragilisés voire déchirés [2]. L’affaiblissement de ces muscles peut entraîner des pertes urinaires et de selles, des difficultés à retenir les gaz intestinaux, ainsi qu’une diminution de la satisfaction sexuelle. Il peut également générer une descente d’organes ou encore un prolapsus [3]. À l’inverse, un périnée trop tonique peut gêner l’écoulement des urines, l’évacuation des selles et provoquer des douleurs lors des
rapports sexuels.

Ainsi, une altération des muscles du périnée se traduit par l’altération de l’une des fonctions urinaire, ano-rectale ou sexuelle. Le dysfonctionnement urinaire ou ano-rectal se résume en une incontinence urinaire ou fécale ou encore une constipation chronique. Le traitement est essentiellement chirurgical avec un risque de récidive postopératoire élevé. Les acteurs de cette prise en charge sont les gynécologues et les urologues.

La fonction sexuelle est[...]

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À propos des auteurs

Service de chirurgie plastique et maxillo-faciale, CHU Henri Mondor, CRÉTEIL.

Chef du Service de chirurgie plastique et maxillo-faciale, Hôpital Henri Mondor, CRÉTEIL.

Département de Chirurgie gynécologique, Centre Oscar Lambret, LILLE, Département de Chirurgie plastique, reconstructrice, esthétique et maxillo-faciale, Hôpital Henri Mondor, CRÉTEIL.

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