Les phallopoïèses

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La phallopoïèse consiste à reconstruire un phallus avec un but fonctionnel et esthétique. Les objectifs vers lesquels doivent tendre la technique de phallopoïèse idéale ont été définis en 1993 par Hage et De Graaf et repris par Monstrey en 2009 [1, 2].

Un choix de techniques s’offre aux patients et aux praticiens afin de répondre au mieux à la demande. Chaque technique possède ses avantages et inconvénients, le choix final doit revenir au patient en fonction de ses attentes. Ces dernières doivent être listées : s’agit-il de la volonté d’uriner debout ? d’avoir des rapports avec pénétration ? la tolérance aux rançons cicatricielles ? l’importance de la sensibilité ? le nombre de chirurgies tolérable ? la tolérance à l’échec ? Les réponses ou la compréhension de ces interrogations permettent alors de proposer une technique adaptée au mieux à un patient (tableau I).

Deux grandes familles existent en phallopoïèses : le lambeau abdominal ou phallopoïèse suprapubienne (lambeau pédiculé expansé) [3], et les phallopoïèses microchirurgicales (lambeau antébrachial, lambeau de dorsal, lambeau perforant de cuisse [ALT]) [4-7].

Le lambeau abdominal (phallopoïèse suprapubienne) a pour principal avantage d’avoir une fiabilité élevée mais nécessite plusieurs temps opératoires avant de débuter la reconstruction urétrale.

Le lambeau libre antébrachial radial peut être considéré comme la technique de choix en reconstruction pénienne, tant pour ses bons résultats fonctionnels que cosmétiques. L’importante rançon cicatricielle induite, pouvant être considérée comme pathognomonique de leur situation par les patients transgenres, limite cependant son utilisation.

Le développement des lambeaux notamment perforants apporte de nouvelles options thérapeutiques microchirurgicales. Les principales techniques retenues sont le lambeau antérolatéral de cuisse pédiculé et le lambeau de grand dorsal avec préservation musculaire. Dans ces derniers cas, la reconstruction urétrale sera alors réalisée soit par un lambeau antébrachial étroit associé, soit de manière différée par greffe de peau mince ou greffe de muqueuse buccale.

Des cas cliniques sont présentés afin d’illustrer les options thérapeutiques.

Techniques chirurgicales

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À propos de l’auteur

Service de Chirurgie plastique esthétique
et reconstructrice, 
Centre Hospitalier Universitaire Croix Rousse-HCL, LYON.

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