Le lifting à triple ancrage : simplification et sécurité du geste

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Le lifting est certainement l’intervention de chirurgie esthétique qui suscite le plus de publications [1]… On peut en déduire d’une part qu’il n’y a pas de procédé type de l’intervention, et d’autre part que chacun entérine un certain nombre de procédures afin d’obtenir le résultat escompté. Lorsque nous débutions notre expérience de cette intervention, enhardis par les techniques fascinantes de jonctions cranio-faciales, une certaine tendance à pousser à l’extrême les dissections se soldait régulièrement par des résultats parfois brillants mais peu naturels ou des suites déraisonnablement prolongées par l’œdème et l’inflammation, dues à l’agressivité des gestes choisis. Force est de constater qu’aujourd’hui on s’oriente vers plus de simplification, avec limitation des décollements, recherche de suites aussi courtes que possible et résultat final sans transformation frappante. L’apport des procédés médicaux d’injection et de relaxation, des méthodes de suspension suppléant les tractions et la place faite au traitement cutané ont certainement contribué au développement de ces techniques beaucoup plus raisonnables, particulièrement plébiscitées sous nos climats.

Encouragés dans cette voie, nous présentons ici notre technique de triple ancrage avec résection prédéterminée. Celle-ci n’a évidemment aucune originalité, elle n’est que le développement logique de notre technique à double verrouillage déjà publiée il y a plusieurs années [2].

Les gestes

Le dessin est évidemment fondamental puisque la résection cutanée généralement pratiquée en fin d’intervention se fait d’emblée. Sur le patient assis, nous repérons 2 points : le point mandibulaire et le poids temporal (fig. 1) qui correspondent uniquement à la remise en tension cutanée finale pré-auriculaire souhaitée (ce sont ceux que le patient met spontanément en tension lorsqu’il nous montre en consultation le résultat final qu’il espère). Nous commençons par le point mandibulaire, le plus important car par sa position intermédiaire il conditionne le reste de l’intervention. À la fin de celle-ci, ce point doit se trouver au contact de l’incision pré-lobulaire. Maintenu dans cette position, le point temporal est alors déterminé afin d’harmoniser la remise en tension finale de la région medio-faciale : en fin d’intervention, il rejoindra la zone glabre le long de l’incision sus-auriculaire. Le reste du dessin ne nécessite pas d’astuces particulières : en avant, il se poursuit dans la zone temporale ou au ras de l’implantation chevelue en fonction de sa densité ;[...]

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À propos de l’auteur

Chirurgie esthétique, Médecine esthétique, PARIS.

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