Amélioration des résultats à long terme du lifting cervico-facial

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Au cours du vieillissement, on observe une perte d’élasticité et une diminution d’épaisseur de la peau (plus de 25 % après la ménopause en l’absence de traitement substitutif), une augmentation du tonus de repos des muscles de la face, démontrée par Claude Le Louarn [1] et corroborée récemment par des travaux de Patrick Trevidic1 [2], et une ptose du tissu graisseux. Ceci se traduit cliniquement, à la partie inférieure de la face, par des bajoues, un double menton, la chute des commissures labiales et la perte de l’ovale du visage, ainsi qu’au niveau cervical, par l’apparition de cordes platysmales. On conçoit dès lors que le rajeunissement de la partie inférieure de la face et du cou constitue un enjeu majeur de satisfaction lors d’une procédure de lifting.

Les critères de beauté et de jeunesse du cou ont été décrits en 1980 par Ellebogen [3] et ont été peu modifiés depuis. Le traitement chirurgical vise à se rapprocher le plus possible de 5 critères visuels : un angle cervico-mentonnier compris entre 105 et 120°, une dépression sous-hyoïdienne marquée, un rebord basilaire mandibulaire saillant en forme d’ovale, un relief du cartilage thyroïdien légèrement visible et un bord antérieur des muscles sterno-cléido-mastoïdiens saillant. Plusieurs techniques de rajeunissement utilisant essentiellement le platysma ont été décrites depuis le début des années 1960, initialement par Skoog [4], puis par Guerresantos [5], Connell [6] et Aston [7].

Le lifting est une chirurgie ingrate sur le moyen et long terme. L’association de techniques différentes est une des clefs du succès. Notamment, l’association de la liposuccion sous-mentonnière, de la platysmaplastie médiane et latérale avec ou sans transsection, et parfois de la section des depressor angularis oris (DAO) me semble être une bonne stratégie au niveau cervical. La technique du net d’André Auersvald [8] m’a permis de faciliter les suites opératoires et de mieux répartir l’étui cutané.

Au niveau de la moitié inférieure de la face, je reste fidèle aux techniques de SMAS (superficial muscular aponeurotic system) qui m’ont[...]

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À propos de l’auteur

Chef du Service de chirurgie plastique et maxillo-faciale, Hôpital Henri Mondor, CRÉTEIL.

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