Principes de reconstruction des maxillectomies

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Historique de la reconstruction de l’étage moyen

La reconstruction de l’étage moyen de la face s’intègre dans la prise en charge chirurgicale des cancers cervicofaciaux dont la résection entraîne des defects complexes, mais peut aussi s’appliquer aux cas de traumatismes faciaux avec atteintes étendues maxillo-orbitaires. Dans tous les cas, la reconstruction de ces pertes de substance a pour but d’assurer la survie en recréant des barrières anatomiques entre la base du crâne, les voies aérodigestives supérieures (VADS) et les axes jugulocarotidiens, de recréer une esthétique et expressivité faciale permettant une interaction sociale et de restaurer les fonctions de respiration, vision, mastication-déglutition, olfaction, phonation-élocution.

L’avènement de la microchirurgie ainsi que le développement de nouvelles techniques telles que celles du prélèvement de lambeaux perforants, renforçant la fiabilité, la plasticité et la pluritissularité des lambeaux, a permis de proposer des reconstructions adaptées de chaque unité et résistant aux contraintes induites par le traitement adjuvant. Des aides peropératoires d’évaluation de la perfusion, comme la caméra au vert d’indocyanine, ont permis de renforcer la fiabilité des lambeaux perforants [1].

Ces dernières années ont été marquées par l’intégration au domaine médical de la modélisation 3D, la conception assistée par ordinateur. L’impression de guides de coupe et la planification de la pose d’implants dans le même temps opératoire permettent la mise en place des projets de reconstruction personnalisés pour tenter de restituer la symétrie faciale osseuse ad integrum et une restauration dentaire de qualité [2].

L’évolution des classifications des pertes de substances maxillaires s’est faite en miroir de l’évolution des techniques de reconstruction. La première tentative de classification, remontant à 1978 par Aramany [3], correspond à des axes de traitement prothétique exclusivement (la classification décrite par Kolb de 2004 [4, 5]) que nous proposons d’intégrer dans la reconstruction par prothèse et par lambeau libre.

Techniques

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