Mélasma : une nouvelle voie thérapeutique vasculaire ?

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Le mélasma est sans doute la lésion pigmentaire pour laquelle nous rencontrons la plus forte demande de correction. Considérée encore aujourd’hui comme une pathologie difficilement contrôlable, une multitude de propositions de traitement égrènent depuis longtemps les revues scientifiques sans que se dégage pour autant une solution conduisant à un effacement pérenne de ces lésions.

Si certains traitements permettent un éclaircissement du mélasma, celui-ci n’apparaît souvent que transitoire, avant un retour rapide à l’état antérieur après une exposition inopinée au soleil, fût-elle limitée, par un beau jour de printemps, après seulement quelques dizaines de minutes sans photoprotection adaptée.

Confinées au visage, prédominant sur des phototypes 3 et plus, les lésions de caractère géographique frontales et malaires (sans parler de l’atteinte labiale supérieure, encore plus mal supportée) peuvent être très affichantes, d’autant plus que le contraste avec la peau saine est important. Avant toute prise en charge, il est important de différencier à la lumière de Wood les contingents de pigments dermiques des épidermiques sur lesquels on sera le plus actif.

À côté des peelings intéressant surtout la composante épidermique, les topiques dépigmentants forts de type trio de Kligman ont fait la preuve de leur efficacité dans l’éclaircissement des lésions. Leur usage prolongé, outre l’irritation engendrée, peut toutefois entraîner des effets secondaires pouvant être franchement contreproductifs.

Un traitement laser difficile

Bien que parfois imaginés à tort comme la solution absolue, les lasers cutanés s’avèrent en fait d’un intérêt généralement limité. Le phototype souvent élevé des patientes conduit à des déconvenues, le remède pouvant être pire que le mal.

Les lasers pigmentaires, trop agressifs, entraînent après cicatrisation des rebonds pigmentaires post-inflammatoires aggravant l’aspect initial. Ce phénomène se produit aussi souvent avec les lasers fractionnés non ablatifs, dont l’usage doit rester prudent lorsque l’on grimpe dans les phototypes.

En revanche, il est vrai que la présence d’un mélasma sur un phototype clair pourra bénéficier d’aides à l’éclaircissement par des traitements photoniques doux et à la condition que la composante épidermique soit prédominante. Ainsi, l’usage d’une lumière pulsée avec un filtre pigmentaire à fluences faibles et répétées, ou d’un[...]

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