Le rajeunissement oculaire : mise à jour sur la technique du transfert adipeux pédiculé dans la blépharoplastie inférieure

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La blépharoplastie inférieure est un motif de consultation et une intervention fréquente en chirurgie esthétique. En effet, des cernes marqués et l’aspect de poche infra-oculaire donnent un aspect fatigué et vieilli, souvent mal toléré par les patient(e)s qui peuvent être exaspéré(e)s par les remarques répétitives de leur entourage.

Cet aspect globuleux des paupières incite souvent les chirurgiens à interpréter cet excès de volume comme résultant d’un surplus de graisse périorbitaire et donc à penser que le traitement consiste systématiquement en l’exérèse de ce surplus adipeux. Or, en dehors de rares cas d’excès adipeux vrai chez le sujet jeune, l’aspect de cerne creux est causé par un vieillissement structurel qui engendre, au cours du temps, une modification de la répartition de la graisse des différents compartiments graisseux entourant le globe oculaire. Dans cette perspective, une chirurgie de rajeunissement doit chercher à restaurer la répartition du tissu adipeux du sujet jeune.

Pour ce faire, plusieurs techniques de transposition adipeuse on été décrites depuis le début des années quatre-vingt par Loeb [1], puis par Hamra [2-4] et Eder [5] et enfin par Goldberg [6, 7] par voie transconjonctivale. Même si chaque auteur possède ses propres spécificités, tous sont en accord sur la nécessité de répartir le tissu adipeux afin de diminuer les contrastes entre les différents reliefs périorbitaires provoqués par la migration adipeuse.

L’objectif est de décrire ici la technique de transposition adipeuse, utilisée en routine dans le service de Chirurgie plastique d’Henri-Mondor, pour lisser le contour des paupières inférieures.

Bases anatomiques et physiopathologie du vieillissement

La graisse périorbitaire, qui est répartie en trois compartiments marqués par les muscles droit et oblique, a un rôle de protection du globe oculaire. Le compartiment orbitaire de la paupière inférieure est limité en avant par le septum, et le muscle orbiculaire dont le point de fixité osseuse est assuré par le ligament orbiculaire de rétention (LOR) qui s’insère sur l’arcus marginalis, cher à Hamra. Chez les individus jeunes, la graisse sous-cutanée est fine et régulière et la graisse profonde, située sous le muscle orbiculaire, constitue un coussin[...]

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