Le leg reshaping ou traitement définitif des jambes lourdes ou en poteaux

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Les jambes épaisses ou en poteaux sont souvent négligées en consultation du fait d’une mauvaise connaissance des traitements réellement efficaces – les traitements médicaux d’appoint dans l’insuffisance veinolymphatique presque toujours associée ne changeant rien au problème morphologique – et de la mauvaise réputation qu’a la chirurgie plastique sur ces zones depuis la célèbre “affaire Dujarier” (fig. 1).

Pourtant le traitement existe, il s’agit du leg reshaping ou traitement définitif des jambes en poteaux par lipoaspiration circonférentielle des genoux et mollets jusqu’aux chevilles. Une série de 210 patientes a été traitée et suivie entre 1987 et 2015. Dans certains cas, la lipostructure a également été utilisée pour corriger une asymétrie congénitale à type de jambe “grêle” unilatérale, ou “tout simplement” pour rééquilibrer harmonieusement la distribution des galbes jambiers, car il n’est pas rare que mollets grêles et chevilles épaisses coexistent chez la même patiente (fig. 2) ! Nous présentons ici 28 années d’expérience de cet embellissement complet et définitif des jambes.

Première consultation

La candidate typique au leg reshaping (fig. 3) est la patiente qui, de façon congénitale, présente des jambes épaisses ; l’insuffisance veinolymphatique est associée bien souvent. L’observation, de face, note que l’alternance des courbes, entre creux sous les genoux, galbes des mollets puis affinement graduel vers les malléoles des chevilles est effacé par un empâtement de tissu adipeux sous-cutané qui confère à l’ensemble des jambes un aspect cylindrique, voire pour les plus défavorisées d’entre elles un aspect aux contours globalement convexes ; ce sont les “sausage-like leg” des Anglo-Saxons. Observés de profil, les contours jambiers ne sont pas déliés, mais au contraire globalement convexes. En vue postérieure enfin, les contours sont également empâtés, voire convexes, et surtout les gracieuses petites fossettes latéro-achiléennes sont absentes, les tendons d’Achille étant invisibles, engainés de tissus graisseux, comme si mollets et chevilles ne faisaient qu’un bloc.

Tous les degrés peuvent exister dans cette description : depuis les chevilles légèrement épaisses, comme on en voit tous les jours “en ville” (fig. 4), jusqu’aux véritables jambes en poteaux, décrites plus haut, véritable handicap quotidien pour la patiente,[...]

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