L’hyperhidrose, ou quand la chaleur ne fait plus suer

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Les médias, par publicités interposées, n’ont en tout cas de cesse de répéter que la sudation est un mal facilement corrigeable pour une durée “48 h chrono”. Le chlorure d’aluminium reste le principe actif le plus utilisé, mais sa mise au pilori en France en a réduit les concentrations et, de fait, son efficacité. La iontophorèse des zones palmoplantaires ou axillaires donne des résultats intéressants mais inconstants, et nécessite des séances régulières qui lassent le patient.

Pour les hyperhidroses généralisées, on peut essayer les anticholinergiques tels l’oxybutynine de 2,5 mg à 10 mg/jour hors AMM, mais il faut accepter son cortège d’effets secondaires et un échappement fréquent à moyen terme. En dehors du traitement radical par sympathectomie transthoracique, il y a bien évidemment la toxine botulinique. La facilité d’exécution de la séance ainsi que la relative indolence de la petite aiguille nécessaire à l’injection apporte des résultats efficaces pour des surfaces forcément limitées, surtout si on respecte l’AMM française, à savoir uniquement les zones axillaires. Certains praticiens diluent la toxine botulinique avec de la lidocaïne pour réduire la douleur ; d’autres ont essayé de la faire pénétrer par iontophorèse avec des résultats peu probants. À noter que l’effet de la toxine n’est pas altéré par l’usage de lasers épilatoires quels qu’ils soient [1].

On en vient donc aux sources de chaleur : si certaines publications rapportent des hyperhidroses aggravées ou déclenchées après des séances de laser épilatoire, au vu du nombre de patients épilés tous les jours dans le monde, bien peu se plaignent dans la réalité de cet effet paradoxal.

Qu’en est-il des sources laser ?

En termes de technologie laser, la première source utilisée reste le laser Nd:YAG 1 064 nm long pulse. Les petites séries ouvertes, contrôlées versus placebo démontrent son bénéfice certain, car ce laser allie une énergie importante à une profonde pénétration, suffisante pour atteindre les glandes sudorales situées dans l’hypoderme, dans des zones à peau fine comme les aisselles. Il est néanmoins notable de constater que si les effets sont manifestes, ils ne sont pas toujours histologiquement associés à une destruction massive des glandes sudorales comme on aurait pu le supposer. Tout est une question d’énergie et de durée d’impulsion (fig. 1). La quasi-totalité des études sont faites sur les zones axillaires, parfois[...]

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