Maladie de Verneuil : aspects cliniques

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La première description de la maladie de Verneuil (également appelée hidrosadénite suppurée ou hidradénite suppurée) en tant -qu’entité clinique distincte a été réalisée par le chirurgien Alfred Velpeau en 1839 et complétée par Aristide Verneuil en 1854.

Cette maladie inflammatoire chronique qui impacte fortement la qualité de vie des patients est considérée, à tort, comme une maladie rare. On estime que 500 000 patients en sont atteints en France.

Malgré son caractère non exceptionnel et son diagnostic relativement simple, la maladie de Verneuil demeure méconnue, entraînant des retards diagnostiques qui peuvent être importants (4 à 6 ans en moyenne entre les premières manifestations et le moment où ce diagnostic est posé ; 1/3 des diagnostics réalisés directement par les patients) et une errance diagnostique et thérapeutique.

Population touchée

La plupart des études publiées estiment la prévalence de la maladie de Verneuil à 1 % de la population générale [1, 2]. Vasquez et al. ont rapporté en 2013 les résultats de l’analyse des dossiers médicaux réalisés dans le comté d’Olmsted au Minnesota (population 144 000 habitants) [3]. De 1968 à 2008, 268 nouveaux cas de maladie de Verneuil ont été recensés, correspondant à une incidence annuelle globale de 6/100 000. Cette incidence était particulièrement plus élevée chez les femmes (8,2/100 000), et plus encore chez les femmes jeunes âgées de 20 à 29 ans (18,4/100 000). Le sex ratio est de 3 à 4 femmes atteintes pour 1 homme.

Les premières manifestations cliniques surviennent le plus souvent à la puberté, et ont tendance à s’amender après la ménopause. L’âge moyen de survenue est de 22 ans. Les poussées prémenstruelles sont fréquentes (50 % des patientes) [4]. Deux facteurs environnementaux jouent un rôle majeur dans la survenue, l’aggravation et la persistance des manifestations cliniques de la maladie : le tabagisme et la surcharge pondérale.

L’écrasante majorité des patients (plus de 80 %) sont des fumeurs actifs. Le lien entre le tabagisme et la maladie de Verneuil a clairement été mis en évidence dans de très nombreuses études, quelle qu’en soit la méthodologie (observationnelle, cas-témoin, interventionnelle…) [2, 5-7]. En analyse multivariée, ce lien entre la prévalence de la maladie de Verneuil et le tabagisme actif demeure très fortement significatif[...]

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