Le codage : est-ce si terrible ?

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J’aimerai partager mon expérience “entrepreneuriale” de création d’un service de chirurgie plastique en Centre hospitalier général ou universitaire dans une période, peu propice, où la contraction d’activité est plutôt la règle.

Je souhaite aborder le thème du codage dans notre spécialité… Et voilà comment en un paragraphe je viens de perdre la moitié des lecteurs…

Loin de moi l’idée de penser que cette activité est plaisante. Certains, et ce fut un débat intéressant lors d’une thèse de médecine consacrée à l’impact de la T2A sur l’activité de reconstruction mammaire, diront que ce ne devrait pas être le rôle du médecin de s’attarder sur cette mission et que tout notre temps devait être dédié aux soins prodigués aux malades, à l’enseignement et à la recherche. Ce à quoi j’adhère totalement.

Mais, aujourd’hui, le rôle du gestionnaire nous incombe également. C’est notre -responsabilité de considérer ou non cette mission comme prioritaire.

Réalités en Chirurgie Plastique. Le titre de la revue s’applique bien à la situation. Le principe de réalité c’est de réaliser que le codage optimal de nos actes assure financièrement la pérennité de notre activité et instaure la confiance entre nos instances et partenaires administratifs.

Bien sûr qu’il n’est pas question de substituer l’art de la bonne indication à celui de la recherche du geste le plus rémunérateur pour l’hôpital. Cependant, en prenant l’exemple du DIEP et en le codant de façon adéquate QEMA020 (ou QEMA002 avant l’instauration du code dédié en mars 2014), le montant versé par l’Assurance Maladie pour cet acte est significativement plus élevé, à même niveau de sévérité, que le code PZMA004 correspondant aux lambeaux libres sans précision d’indication… Le même geste mais pas le même codage.

Juste un petit effort. C’est justement cet effort qui conditionne l’accueil favorable de nos demandes de matériels, de personnels, d’internes auprès des directions… et qui permet aux services de jouer leur rôle d’enseignement et d’évaluation, notamment de nouvelles technologies. Enfin, et cela est essentiel en termes de santé publique, les informations ne remontent pas convenablement aux organismes d’information pour nos tutelles, tels que l’agence technique de l’information sur l’hospitalisation, avec pour conséquences un reflet tronqué de la réalité. Or, des décisions importantes pour notre discipline et pour la médecine en général sont prises tous les jours en fonction de ces chiffres.

Nous pouvons espérer un jour que cette tâche soit déléguée, comme aux états-Unis, à des personnels formés pour le “coding”. On peut toujours rêver.

Le codage actuel est un outil certes imparfait, souvent en décalage avec les dernières innovations technologiques, mais il est souple. Il ne le sera plus[...]

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