Le laser picoseconde

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Les lasers Q-switched, parfois dénommés “cristal commutés” ou “nanosecondes”, font partie de notre arsenal thérapeutique depuis une vingtaine d’années [1]. Leurs principales indications sont le détatouage, le traitement des lésions pigmentées bénignes (lentigo solaires, lentiginoses, nævus d’Ota). Ils sont également parfois utilisés en “remodelage” afin d’améliorer les cicatrices et les signes d’héliodermie.

Une nouvelle génération de lasers, évolution des lasers Q-switched, nous est proposée depuis un an : les lasers “picosecondes” [2]. Fondamentalement, leurs différences avec leurs prédécesseurs, les Q-switched, ne sont pas énormes ; ils n’en diffèrent que par la réduction de la durée d’impulsion. Cependant, il s’agit d’un authentique progrès sur un plan technologique, mais surtout pour le patient : par exemple la durée globale nécessaire à un détatouage peut vraisemblablement être divisée par 2 ! Or, cela est réellement fondamental lorsque l’on sait que le principal problème en matière de détatouage, l’arrêt du traitement par le patient, est lié à la trop longue durée de celui-ci, souvent supérieure à 2, voire 3 années [1]. En effet, les séances doivent être espacées d’environ 2 mois et, pour un détatouage classique, plus ou moins coloré, le nombre de séances est souvent supérieur à 10. En évitant de traiter l’été ou sur peau bronzée, le patient devra alors patienter 3 années environ avant d’espérer voir disparaître son tatouage. Et pendant ces 3 années, le tatouage est également “abîmé”, ne ressemblant plus à rien, certaines couleurs s’effaçant plus vite que d’autres…

Il s’agit là d’une différence fondamentale avec, par exemple, le traitement d’un angiome plan : celui-ci nécessite aussi un traitement (trop ?) prolongé ; mais il devient de plus en plus pâle, de moins en moins visible, et s’améliore au fur et à mesure des séances. Un tatouage traité par laser commence, lui, par ne “plus ressembler à rien”. D’où l’intérêt de réduire la durée globale du traitement. C’est ce que le laser picoseconde se propose de réaliser.

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À propos de l’auteur

Centre Laser International de la Peau, PARIS.

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