Lifting cervical et corset digastrique

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Bases anatomiques

Les points de repère essentiels d’un jeune cou sont la délimitation -parfaite du rebord mandibulaire inférieur et du menton, un angle cervical antérieur bien défini et fermé, et la -visibilité des cartilages du larynx et des muscles sterno-cléido-mastoïdiens [1]. Les autres éléments anatomiques profonds sont les glandes salivaires accessoires sous-maxillaires, les ganglions lymphatiques, les vaisseaux sanguins et les nerfs, tous situés sous le platysma. La graisse peut s’accumuler en position sous-cutanée et interdigastrique. Cette dernière suit les variations de poids du sujet et peut devenir très volumineuse chez les obèses. L’anatomie de la glande sous-maxillaire est aussi variable avec les sujets ; chez certains patients, elles sont situées naturellement très bas. Elles sont responsables des renflements paramédians -observés dans beaucoup de platysmaplasties médianes. Les muscles platysma recouvrent ces structures profondes. Avec le vieillissement, ils sont le siège d’une spasticité qui leur fait prendre le chemin le plus direct entre leurs insertions, et fait apparaître des bandes cervicales.

Un cou difficile est définissable à l’association de la ptose du plancher buccal et des glandes salivaires, à la spasticité des muscles platysma et à l’accumulation de graisse interdigastrique et sous-cutanée (fig. 1).

Dans ces cas compliqués, les techniques classiques ne donnent pas de résultats satisfaisants, l’angle cervical reste ouvert et mal défini. Dans notre expérience, nous avons observé que certains cas de platysmaplasties médianes par la technique de Feldman donnent des résultats excellents et, dans d’autres cas, des résultats insuffisants [2, 3].

Nous avons mis au point le corset digastrique, qui est un surjet entre les deux adhérences des ventres antérieurs des digastriques avec le muscle mylo–hyoïdien, ce qui permet de reconstruire le plancher de la bouche. Ce geste entraîne un déplacement médial du point d’insertion du muscle platysma, ce qui permet de corriger les bandes médianes. Pour terminer, en association avec la platysmasuspension effectuée latéralement, nous obtenons un effet de “hamac” des glandes sous-maxillaires qui sont réintégrées en position sous-mandibulaire [4].

Technique[...]

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