Reconstruction mammaire immédiate (RMI) par prothèses : les risques d’échecs et les facteurs favorisants

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La technique de reconstruction mammaire après mastectomie pour cancer du sein, immédiate ou secondaire, la plus utilisée est la mise en place d’une prothèse. Les techniques en sont multiples et se sont améliorées tant sur le plan technique que sur le plan des matériaux employés. Cependant, le risque d’infection de la prothèse et son corollaire qui en est l’ablation du matériel reste une inquiétude permanente pour les chirurgiens, indépendamment du retentissement psychologique et des conséquences médico-légales pour les patientes.

La littérature est pauvre sur ce sujet et confirme que peu de prothèses peuvent être conservées lors de la survenue d’une infection. La reprise chirurgicale au décours d’une infection, chez les patientes qui acceptent de se soumettre à une nouvelle intervention, impose le plus souvent le recours à des lambeaux myocutanés avec leur rançon cicatricielle.

Nous avons analysé de façon rétrospective les dossiers de 738 patientes, opérées entre 1989 et 2005, et les différents traitements qu’elles avaient reçu afin d’analyser les causes possibles de survenue des complications responsables de la dépose de la prothèse.

Patientes et méthodes

Il s’agit d’un travail rétrospectif concernant une équipe avec des chirurgiens d’expérience variable.

La reconstruction mammaire immédiate était réalisée principalement dans deux indications :

– le traitement primitif du cancer par mastectomie, lorsqu’une irradiation postopératoire n’était a priori pas prévue, selon les référentiels institutionnels. Dans ce premier groupe, des malades avaient reçu une irradiation et/ou une chimiothérapie lorsque l’examen histologique final le nécessitait ;

– une récidive après traitement conservateur, lorsque l’examen clinique confirmait l’indication de reconstruction par prothèse sans lambeau myocutané.

La mastectomie conservait autant de peau que l’indication cancérologique le permettait. La reconstruction elle-même utilisait une prothèse rétromusculaire recouverte par les muscles pectoraux et le grand dentelé [1]. En cas de récidive après traitement conservateur, la qualité trophique des muscles pectoraux ne permettait pas toujours un recouvrement complet de la prothèse. L’utilisation d’un lambeau d’avancement abdominal a été souvent nécessaire, à la fois pour couvrir la prothèse et pour réaliser un sillon sous-mammaire de qualité.

Le recueil de l’information concernant les patientes a porté sur[...]

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