Séquelles de traitement conservateur du cancer du sein

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A l’examen histologique, l’exérèse est complète, une radiothérapie adjuvante (50 Gy) a été réalisée pour compléter le traitement.A 18 mois postopératoires, elle présente un défaut des quadrants inférieurs du sein droit avec une rétraction cutanée et une déformation de l’aréole en “bec d’aigle”.Quel traitement peut-on lui proposer pour corriger cette déformation ?1. La pose d’un implant prothétiqueIl paraît difficile de corriger la partie inférieure du sein avec une prothèse, car la peau à ce niveau est peu extensible. La pose d’une prothèse entraînerait une surcorrection du segment I trop projeté et un risque d’ascension de la prothèse.2. La mastectomie et reconstruction mammaire immédiate par lambeauCette solution nous paraît beaucoup trop sévère en première intention, mais restera une solution en cas d’échec des autres techniques.3. Le lambeau de grand dorsal autologueIl pourrait permettre de reconstruire la moitié inférieure d[...]

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2 commentaires

  1. Le cas clinique du Dr B. Sarfati est très impressionnant et montre bien que le lipofilling associé aux fasciotomies percutanées permet de retrouver un volume segmentaire conséquent. De plus, la peau retrouve une véritable trophicité perdue après la radiothérapie.
    Cependant, il a fallu trois séances afin d’obtenir ce beau résultat. Un lambeau d’avancement abdominal aurait pu permettre d’apporter un volume sur le segment 3. Il peut, de plus, s’associer à une séance de lipofilling. Ainsi, une ou deux interventions auraient suffit.
    Il est aussi bon de rappeler, dans le cadre du lipofilling, qu’une étude est en cours par l’équipe de Toulouse sur les greffes d’adipocytes pour le traitement des séquelles esthétiques du traitement conservateur du sein (GRATSEC). L’inclusion reste cependant limitée aux patientes ayant un type I ou II de la classification de Clough, ce qui n’est pas le cas ici.

    T. Sorin
    Service de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
    CHU, Nancy.

    • Cher Thomas,

      Je te remercie d’avoir apporté ce point de vue intéressant. J’aurai quelques remarques à ajouter.
      Réaliser un lambeau d’avancement abdominal me paraît compliqué à réaliser en reprenant juste la cicatrice périaréolaire de cette patiente. De plus, cela aurait eu pour effet d’ascensionner la plaque aréolo-mammelonnaire qui risque alors de se retrouver en position ectopique.
      Enfin, cette patiente est incluse dans le protocole GRATSEC car elle présente effectivement une séquelle de type 2 de la classification de Clough.

      B. Sarfati
      Service de Chirurgie Reconstructrice,
      IGR, Villejuif.

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